Vin bio, démocratie locale, énergies renouvelables, petite enfance, agriculture urbaine, urbanisme durable : nous sommes là où on nous attend ! Notre compte-rendu du conseil municipal de Bordeaux du 2 mai 2016 

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L’ordre du jour du conseil municipal, qui démarre à 15h, est souvent télescopé par la traditionnelle conférence de presse d’Alain Juppé qui a lieu le même jour à 14h.

Ce lundi 2 mai n’a pas failli à cette interférence, le maire ayant mis à l’ordre du jour de sa conférence de presse le développement de l’armement de la police municipale par l’équipement de 20 pistolets tasers (pistolets à impulsion incapacitante), de nouveaux gilets pare-balles, de bâtons télescopiques et par la généralisation des bombes lacrymogènes.

Pierre Hurmic ouvre donc le conseil municipal en intervenant sur cette thématique : « notre inquiétude vient essentiellement du fait que ce sont des armes qui peuvent d’avérer dangereuses, les faits l’ont prouvé ». Il insiste sur la nécessité d’une formation adéquate et performante « parce qu’il y a eu un certain nombre de bavures d’ores et déjà, ici comme ailleurs. En général on a mis ça sur des problèmes de défaut d’entraînement. ».

D’autre part, il insiste sur l’augmentation du spectre d’intervention de la police municipale, liée au désengagement progressif de l’Etat de ses fonctions régaliennes : « assurer la sécurité publique » et « nous protéger des troubles à l’ordre public ».

Il demande à Alain Juppé s’il sera aussi prompt à dénoncer le désengagement de l’Etat qui fait porter à la charge des collectivités locales de nouvelles missions des polices municipales qu’il l’est pour dénoncer le désengagement de l’Etat en ce qui concerne le financement des collectivités locales.

Pierre Hurmic

Programme d’actions 2016 de Bordeaux Gironde Investissement : nous intervenons pour demander que les secteurs de la transition énergétique, des économies d’énergie et de la rénovation thermique des bâtiments soient mis en exergue dans les secteurs de prospection des projets d’implantation et de développement économiques. Ce n’est pas le cas actuellement où seules les énergies marines renouvelables sont prises en compte alors que c’est sur tout le panel de la filière des énergies renouvelables que BGI devrait travailler selon nous : énergies marines bien sûr mais aussi méthanisation, éolien, biomasse, photovoltaïque, hydroélectricité, stockage d’énergie… Nous avons rappelé à ce sujet le lancement par la Région ALPC du fonds régional d’investissement en faveur des ENR doté à terme de 15 millions d’euros il devra permettre plus de 120 millions d’euros d’investissements sur 4 ans à l’échelle régionale.

D’autre part Pierre Hurmic intervient sur le principe même des agences de développement économique en citant Laurent Courbu, président de la chambre de commerce et d’industrie dans un article du journal la Tribune paru le 19/03/2016 : « Je dis aux élus : ne créez pas d’agence de développement économique alors que les CCI savent parfaitement faire cela. Plus personne n’a les moyens de financer des doublons. Je dis aux élus de s’appuyer sur l’existant qui a fait ses preuves ». Pierre Hurmic demande donc à Mme Calmels s’il est nécessaire de poursuivre à tout prix une stratégie d’accompagnement qui n’est pas assez prospective, quand les acteurs économiques eux-mêmes jugent ces interventions inutiles.

BORDEAUX FETE LE VIN 2016

Pour Bordeaux capitale mondiale du vin… Bio !

Intervention de Pierre Hurmic
Monsieur le Maire, chers collègues,
Dans quelques semaines, 2 événements vont mettre à l’honneur le monde du vin : l’ouverture de la Cité du Vin le 1er juin, et la manifestation « Bordeaux, fête le Vin » du 23 au 26 juin 2016. Vous n’êtes pas sans ignorer l’annonce faite cette semaine par M. Farges, le président du CIVB, qui a fait part de sa volonté de sortir à terme des pesticides et de l’agrochimie, ce qui est pour nous un événement majeur.

Nous ne pouvons que nous satisfaire de voir enfin les professionnels reconnaître la dangerosité de ces produits et l’impasse économique, sanitaire, sociale et environnementale dans laquelle est plongée la filière depuis trop longtemps, trop exposée aux risques encourus depuis des décennies par les vignerons, les salariés agricoles, les riverains et les consommateurs. Aujourd’hui, sans une inflexion claire, c’est l’image de marque même des vins de Bordeaux qui va se ternir avec de graves conséquences économiques à craindre.

Nous regrettons que les deux événements que je viens de citer ne mettent pas davantage l’accent sur ce virage, pas seulement sémantique, espérons-le, qu’est en train de prendre la filière.
Pour citer la Fête du vin, une petite place est faite au vin biologique. D’une part, il est représenté dans les stands des appellations, mais nous considérons qu’il faudrait davantage le mettre en valeur car il n’a pas suffisamment de visibilité. D’autre part, il sera à Darwin le 25 juin. Mais pourquoi une seule journée et dans un espace à part ? Comment interpréter ce qui est présenté dans la délibération comme une « incursion » des vins bio à Darwin le 25 juin ? Car s’il l’on regarde le dictionnaire une incursion est soit « une invasion armée très mobile », soit « une arrivée inattendue et qu’on désapprouve », soit « le fait de s’intéresser à un domaine que l’on connait mal » ! L’auteur de la délibération manque pour le moins d’enthousiasme quant au sort réservé aux vins bios en utilisant ce mot « incursion ».

La présidente du Syndicat des vignerons bio d’Aquitaine elle-même espérait une meilleure visibilité sur les quatre jours de la fête. Elle annonce dans la presse : c’est « mieux que rien », c’est dire le peu d’enthousiasme des professionnels de la filière quant à cette « incursion ».

Pour conclure, Bordeaux souhaite se positionner comme « Capitale mondiale du Vin ». Permettez-nous d’émettre le vœu suivant : que Bordeaux se positionne bientôt comme « la Capitale mondiale du Vin bio ».

Inauguration de la Cité du Vin. Nous votons contre cette délibération qui va coûter environ 340 000€ (dont 50 000€ pour la ville) pour environ 400 invités dont ne feront pas partie tous les conseillers municipaux. Par ailleurs Delphine Jamet précise : « Vous avez bien voulu vendredi dernier répondre à nos questions sur la façon dont sera abordé le sujet du traitement des vignobles, les techniques relatives à la viticulture bio, biodynamique et aux vins naturels et sur la place des vins bios dans ce vaste musée.
Vous ne serez pas étonnés du fait que nous ne sommes pas totalement convaincus par la réponse que vous nous avez apportée, considérant, une fois de plus que le vin cultivé sans intrants devra faire une « incursion » dans cette cité du vin.
Vous nous dites que la fondation réfléchit d’ores et déjà à des actions concrètes concernant les questions environnementales dans sa programmation. Dont acte, nous jugerons sur pièce. »

Delphine Jamet

Fonds d’Intervention Local 2016. Affectation de subventions.

Pierre Hurmic présente nos propositions pour renouveler la démocratie locale à Bordeaux

La vie publique est marquée par une double évolution, apparemment paradoxale : d’un côté la montée de l’abstention lors des élections (62 760 abstentionnistes lors des dernières élections municipales soit 44.71% des inscrits), de l’autre, la volonté accrue de la part de la population de participer à la vie de la cité.

Nous considérons que les différentes formes d’expression citoyenne ne sont pas concurrentes de l’expression démocratique du conseil municipal, mais elles en sont complémentaires. Nous sommes persuadés qu’il nous revient d’inventer une interactivité plus régulière entre le pouvoir municipal et les habitants de la Ville de Bordeaux, au service d’une meilleure cohésion sociale.

Ainsi, notre groupe, observant les initiatives prises dans d’autres villes, a toujours fait des propositions constructives pour faire progresser la participation citoyenne à Bordeaux.

En voici quelques-unes :

– Démocratiser les conseils de quartier en mettant fin à la désignation politique de la moitié des conseillers de quartier par le maire adjoint et en développant la désignation par tirage au sort. Le maire-adjoint et les élu-e-s de quartier (opposition municipale comprise) seraient membres invités des conseils de quartier, comme c’est le cas à Angers par exemple. En outre, la formation des conseillers de quartier est essentielle et doit être régulière et ouverte à tous les Bordelais, pour permettre de mieux comprendre les enjeux et susciter des « vocations ».

– Instituer des budgets participatifs par quartiers afin de permettre aux Bordelais de faire des propositions concrètes d’équipements dans le cadre d’une enveloppe dédiée que l’on pourrait évaluer entre 5 et 10% du budget d’investissement. Ces budgets participatifs sont déjà en place dans de nombreuses villes comme Paris, Rennes ou Grenoble.

– Initier un dispositif d’interpellation citoyenne pour que 1% des Bordelais de plus de 16 ans, soit environ 2150 personnes, puisse être pétitionnaire pour nous demander d’aborder en conseil municipal un sujet qu’ils considèrent important.

– Développer la participation numérique en relançant un site municipal participatif et en libérant l’open data de la ville, qui propose encore trop peu de jeux de données sous licence ouverte.

– Accroître l’autonomie de la société civile locale par la création de commissions ouvertes pour l’attribution des subventions municipales, composées d’élu-e-s de la majorité et de l’opposition, ainsi que de représentant-e-s des conseils de quartier tiré-e-s au sort.

– S’inspirer de la méthode « Territoire Hautement Citoyen » initiée par le collectif Démocratie ouverte, à l’instar de la ville de Mulhouse, 1ère ville expérimentant le processus.

Nous proposons en premier lieu que la ville organise une grande concertation citoyenne autour des propositions des Bordelais pour renouveler la démocratie locale

Pierre Hurmic revient dans cette vidéo (http://www.dailymotion.com/video/x488imi_intervention-de-pierre-hurmic-en-conseil-municipal-sur-la-concertation-relative-au-projet-d-amenagem_webcam) sur la concertation dans le cadre du projet d’aménagement du Parc Lescure de laquelle ont été exclus les opposants au projet Vinci/Adim/Ferret.
Dans le journal Sud-Ouest du samedi 30 avril Jean-Louis David, l’adjoint au Maire de quartier, assume la non invitation du collectif Lescure lors des ateliers thématiques mis en place par la Mairie « on ne peut pas hurler, vociférer, distribuer des tracts assassins et demander à collaborer à ce type d’ateliers destinés à la co-construction ».
Alain Juppé lui répond qu’un certain nombre d’opposants au projet défendent leur intérêt personnel, l’intérêt de leur maison, et laissent complètement de côté l’intérêt général.
« Les opposants systématiques qui distribuent dans les boîtes aux lettres des tracts mensongers en dénaturant complètement le projet, c’est pas de la démocratie ou alors c’est Nuit Debout. Vous avez oublié de rajouter « Nuit Debout » dans votre liste… Très bien, voilà, on voit ce que ça donne quand on laisse les choses déraper ainsi… »
Les partisans de Nuit Debout Bordeaux apprécieront sans doute cette comparaison…

Délégation du Service Public de la crèche Mirassou

Nous votons contre 
Intervention de Delphine Jamet

Monsieur le Maire, chers collègues,
Nous avons toujours été et nous demeurons dubitatifs sur le mode de gestion des crèches en DSP confiées à des entreprises à but lucratif.

Il n’est pas inintéressant aujourd’hui de mettre en parallèle la délibération 148 et la délibération 149. Car d’un côté la 148 nous explique que l’offre de PEOPLE AND BABY a été déclarée irrecevable en raison d’incohérences dans les différents documents fournis (organisation, personnel, projet d’établissement…), de l’autre côté la 149 nous demande de prolonger la gestion de la même société PEOPLE AND BABY aux berges du Lac…

Dans le rapport d’analyse des candidats à la DSP de la crèche Mirassou qui nous intéresse ici, on peut lire que le groupe PEOPLE AND BABY est une « Entité rentable mais une structure financière fragile », et plus loin (je cite) : « Le Groupe a un endettement important avec une dette financière nette représentant 3,73 fois les capitaux propres et les charges financières nettes représentent 1,33 fois le résultat d’exploitation. »

Quant à la société BABILOU EVANCIA, à qui vous aviez délégué initialement la Crèche Mirassou, on peut lire également dans le rapport d’analyse : « Entité rentable mais une structure financière fragile : l’endettement a fortement augmenté atteignant 147 601 K€ et n’est plus couvert par les capitaux propres devenus négatifs en 2014 (- 7 554 K€), ce qui est inquiétant. »

Ce ballet d’entreprises privées à but lucratif qui s’inter-changent en fonction de leurs résultats financiers ne nous parait pas la meilleure façon d’assurer la continuité du service public de la petite enfance.

Nous l’avons dit dès les 1ers lancements des procédures de DSP pour les crèches bordelaises et nous persistons, en croisant les doigts pour que la solidité financière de la Maison bleue soit meilleure que celle de ses concurrentes toujours gestionnaires de crèches à Bordeaux. Je vous remercie »

Vidéo protection de la Fan zone place des Quinconces

Nous votons contre 
Intervention de Pierre Hurmic sur le coût et la sécurité de la fan zone : 24 M€ en tout au niveau national, soit un surcoût de 12M€ dont 8M€ financés par l’Etat et 4M€ par l’UEFA.

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Rénovation du groupe scolaire Benauge

Nous faisons le constat d’une école d’environ 40 ans jamais entièrement réhabilitée.
Les travaux vont engendrer un gain énergétique évident via le réseau de chaleur mais ni les toitures végétalisées, ni la récupération de l’eau, ni l’installation de panneaux solaires n’ont été envisagés… Par ailleurs aucune réflexion n’a été menée sur l’aspect ergonomique de l’école.

D’autre part nous faisons le lien avec les déclarations du Maire de Bordeaux sur la nécessaire intensification de la rénovation énergétique des bâtiments publics jeudi dernier en bureau de la métropole, qui doit être intensifiée notamment par le biais de la convention avec la Caisse des dépôts et consignations votée en conseil de Bordeaux Métropole vendredi 29/04 dernier. En effet de nouvelles ressources sous forme de prêts à taux zéro seront mises à disposition des collectivités par la Caisse des dépôts pour la rénovation thermique des bâtiments publics et pourront couvrir 100 % du plan de financement d’un projet au lieu d’être limité à 50 % comme c’est le cas actuellement.
Nous espérons que cette convention de partenariat sera l’occasion de hausser le curseur en la matière afin d’atteindre les objectifs que nous nous sommes assignés dans notre Plan Climat. Nous serons attentifs aux déclinaisons concrètes de cette convention dans le domaine de la transition énergétique.

Une fois de plus, sur ce sujet, Alain Juppé nous donne raison et demande à ses services davantage d’ambition en matière d’énergies renouvelables et d’environnement lors de la construction de bâtiments neufs : « Je n’ai pas regardé le nombre exact de mètres carrés de panneaux photovoltaïques qui seront posés. Je voudrais redire, quand même, Monsieur le Directeur Général, à vos services que nous ne sommes pas suffisamment ambitieux en matière de qualité énergétique des bâtiments neufs que nous construisons. On m’explique toujours qu’il n’y a pas la place pour mettre des panneaux voltaïques. On m’explique toujours qu’il n’y a pas la place pour mettre une citerne de récupération des eaux. Ce ne sont pas des explications convaincantes. Je souhaite qu’on soit beaucoup plus pressants sur nos maîtres d’oeuvre ou sur nos architectes pour qu’ils en fassent davantage dans ce domaine. »

Intervention de Delphine Jamet sur le rôle de l’opposition municipale qui est aussi constructif.
« L’opposition municipale telle que nous la concevons ne s’oppose pas systématiquement pour le plaisir de s’opposer mais propose.
C’est dans ce sens que nous vous posons régulièrement des questions et des suggestions de modifications des délibérations que vous nous présentez en commission.
Ainsi pour la préparation de ce conseil municipal, nous vous avons fait corriger un certain nombre d’erreurs ou d’approximations et notamment cette question de l’assurance demandée aux associations à l’occasion de cette délibération sur la mise en œuvre de la délégation du service secours incendie dans le cadre de l’utilisation autonome des équipements sportifs municipaux par les associations.
En effet cette disposition qui visait à demander aux associations une multitude de garanties pour pouvoir utiliser les locaux sportifs municipaux nous semblait pour le moins abusive et nous nous félicitons donc que suite à nos remarques vous y ayez finalement renoncé.
Je tenais à souligner ces faits car si je ne le faisais pas, ce rôle constructif que nous nous faisons de l’opposition municipale resterait dans l’ignorance de tous.
Je vous remercie. »

Lycée professionnel horticole Camille Godard.

Delphine Jamet intervient pour aborder à nouveau la question des conditions de vie dans le lycée, et de l’état du réfectoire et des vestiaires garçons dont l’odeur d’égouts est insupportable. Suite à deux précédentes interpellations en conseil municipal, elle invite Mr le Maire à s’y rendre au plus vite.

Convention entre la ville et l’agence d’urbanisme a’urba

Intervention de Delphine Jamet
« Monsieur le Maire, chers collègues,
Permettez-moi tout d’abord de remercier Mr Offner et son équipe pour le travail fourni par notre agence d’urbanisme.
Comme annoncé l’année dernière, notre attention s’est portée plus particulièrement sur 2 études produites par l’A’Urba en 2015 : l’agriculture urbaine à Bordeaux et la requalification des boulevards.
Sur l’agriculture urbaine l’étude nous propose un panorama des projets exemplaires et des premiers éléments de stratégie. C’est sur ces derniers que je tiens à mettre le focus. En effet, si nous sommes globalement en accord avec ce qui est préconisé, nous regrettons tout de même qu’il n’y ait pas :
– une meilleure articulation notamment avec la feuille de route de l’IUFN et son programme d’actions 2016, mais aussi avec les acteurs locaux les plus avancés sur ce sujet à Bordeaux soit le réseau Paul Bert et la ZAUE de Darwin. On constate d’ailleurs que ces 3 associations n’ont pas été interrogées dans le cadre de cette étude, ce qui me permet de dire qu’il y a ici un point à améliorer.
– ni dans l’état des lieux ni dans les préconisations, de mise en avant du domaine du Haillan, de ses serres municipales et du lycée horticole qui pourraient participer de façon active et à moindre coût au développement de l’agriculture urbaine à Bordeaux. il s’agirait en effet, de mettre en place une production de plants de comestibles par nos services et les élèves du lycée pour ensuite les planter dans nos parcs et jardins et les mettre à disposition d’associations comme les Incroyables comestibles. De plus aujourd’hui entre 16 et 17 ha semblent inexploités sur ce domaine municipal, pourquoi Monsieur le maire ne pas envisager d’y implanter plusieurs agriculteurs bio et mettre en locations ses terrains ?
Enfin, je tiens aussi à relever qu’il ne me semble pas opportun de se focaliser sur un seul quartier ou un premier site pilote tel que c’est préconisé dans la fiche projet mais qu’il est aujourd’hui important de travailler partout pour faire en sorte que les citoyens bordelais puissent s’approprier cette thématique. Pour se faire on pourrait libérer des places de stationnement et y faire des bacs à plantations vivrières en commençant par dédier deux places par rue, soit 25 m2 pour des potagers urbains…
Bien entendu, Monsieur le Maire Je me porte volontaire pour participer au comité de pilotage de ce projet…

Enfin, concernant l’étude prospective de l’A’Urba sur la requalification des boulevards, je remercie encore l’équipe de M. Offner d’avoir pris le temps de me la présenter, vendredi dernier car entre le compte rendu fait par 20 minutes, le 21 avril dernier et la réalité de l’étude il y a un gouffre. Je suis donc rassurée sur les projets proposés par notre agence d’urbanisme qui me semble aller dans le bon sens, notamment sur la place des piétons, des cyclistes et des transports en commun.
Je rappelle que l’A’urba ne préconise pas de tramway sur cet axe mais plutôt un apaisement par des aménagements de voies de bus beaucoup moins coûteux.
J’espère Monsieur le Maire que vous vous emparerez rapidement de cette étude pour un début de mise en œuvre avant la fin du mandat actuel.
Je vous remercie. »

Attribution de subventions aux associations partenaires en matière de développement durable.

Intervention de Pierre Hurmic sur trois points : actualité du vœu voté à l’unanimité sur le désinvestissement des fonds liés aux énergies fossiles le 23/11/2015, information des citoyens sur Linky et vote des subventions aux associations en matière de développement durable.

Rappel des engagements du vœu voté à l’unanimité sur le désinvestissement des fonds liés aux énergies fossiles, « le conseil municipal, réuni le 23 novembre 2015, émet le vœu que la ville de Bordeaux :
– s’engage à inciter les établissements bancaires et financiers avec lesquels elle contractualise, ainsi que les organismes de retraite des élus et des agents municipaux à désinvestir leurs fonds dans le secteur des énergies fossiles, pour réinvestir dans le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, particulièrement auprès de la CNRACL -Caisse Nationale des Retraites des Agents des Collectivités Locales-, de l’IRCANTEC -qui gère les retraites complémentaires-, de l’ERAFP -fonds de pension gérant les retraites additionnelles de la fonction publique dans le cadre de la réforme de 2003- en ce qui concerne les salariés de la fonction publique, ainsi qu’avec la FONPEL et la CAREL (fonds de pension pour les élu-e-s) ;
– s’engage à faire connaître ses initiatives dans une campagne sur le désinvestissement des énergies fossiles ;
– demande à ce qu’un point d’étape régulier soit fait sur la mise en œuvre de ce vœu. »

La municipalité a-t-elle avancer sur cette question ? Anne Walryck nous répond qu’une réponse écrite nous sera prochainement adressée pour faire le point sur cette question. Nous l’attendons avec impatience.

Concernant le nouveau compteur linky dont la pose est en cours sur Bordeaux, nous sommes saisis par de nombreux habitants qui nous demandent comment ils peuvent s’opposer à la pose de ce compteur par ERDF.
Considérant que de nombreuses associations de consommateurs mais aussi des experts doutent ou contestent les avantages supposés de Linky ; s’inquiètent notamment de sa fiabilité, de son impact sur la santé (courant CPL, ondes électromagnétiques), de la confidentialité des données recueillies par le compteur et de son manque d’efficacité en matière de maîtrise de la consommation d’énergie et donc aussi de son coût pour le consommateur.

Nous vous demandons, Mr le Maire, que la ville organise des réunions publiques et de débat sur l’installation des compteurs Linky au moins un mois avant l’installation des compteurs et ceci pour chaque quartier concerné en présence des habitants, des associations, d’ERDF et ce avant le déploiement. Nous proposons que ces réunions aient lieu dans le cadre des conseils de quartier.

Alain Juppé approuve notre proposition. Nous attendons maintenant que la ville organise ces réunions dans chaque conseil de quartier.

– Sur le caractère dérisoire des subventions aux associations partenaires en matière de développement durable : 12 associations pour 63 000€ dont une seule subvention de 10 000€ pour la nouvelle IUFN (international urban food network)… De plus, le service développement durable a été mutualisé avec Bordeaux Métropole, pourquoi les subventions ne le sont-elles pas ?

Marché des Capucins. Actualisation des tarifs des droits de place du marché et des parcs de stationnement des Capucins. Tarification au ¼ d’heure.
Nous votons contre
Pierre Hurmic intervient pour indiquer que la tarification au 1/4h permet d’augmenter les coûts du parking des Capucins. Par exemple pour ceux qui stationnent 1h, l’augmentation est de 42.8% (de 1.40 à 2€). On n’y gagne que si on se gare 1/4h (0.90€). Or qui se gare 1/4h pour aller au marché des Capucins ? Le coût de la 1/2 h de stationnement est 38% plus cher que le stationnement voirie dans la zone A (la plus chère).
Par ailleurs, nous demandons la tarification au 1/4h du stationnement sur voirie dans le cadre de la loi Hamon.
Nous suggérons également de promouvoir l’application « parking facile » sur la page internet de la ville consacrée au stationnement.

 

 

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