Communiqué de presse 11/02/2020 – La Jallère : zone de non-droit
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Communiqué de presse de Pierre Hurmic

Président du groupe écologiste au CM de Bordeaux

Conseiller métropolitain

 

 

Bordeaux, le 11/02/20

La Jallère : zone de non-droit

Les 40 hectares appartenant à Bordeaux Métropole (zone1) :

Ces 40 hectares sont en danger, non plus parce qu’il est question de les artificialiser pour partie désormais, mais aussi du fait du laxisme du maire pour y faire respecter le droit.

Par un courrier du 31/01/2020, nous avons demandé à ce dernier de bien vouloir user de ses pouvoirs de police pour intervenir et verbaliser ceux qui se donnent régulièrement à de graves dégradations du site, comme l’avait déjà fait avant nous le collectif Alternative Jallère.

On peut y trouver des dépôts sauvages mais aussi un nombre important de déchets abandonnés par des chasseurs dans leurs cabanes et en dehors (cartouches, bouteilles de bière, bouteilles en plastique…), et alors même que la chasse y est interdite.

Alors que le maire annonce vouloir « préserver la dimension naturelle de la Jallère », dans les faits, rien n’est fait pour préserver la faune et la flore directement menacées par ces pollutions.

 

Près du rond-point de l’avenue de la Jallère/avenue de Labarde, en bordure de la Jalle Noire (zone 2)

Sur les bords de la Jalle Noire, une quinzaine de véhicules volés brûlés sont entassés et viennent s’ajouter à d’autres déchets (effets personnels, coffre-fort, jouets, meubles, électroménager…). La pollution du sol et de la rivière qui se jette quelques centaines de mètres plus loin dans la Garonne se poursuit, là aussi, à la faveur de l’inaction du maire.

 

En laissant se poursuivre des activités illégales sans rien faire, que ce soit avec la chasse, les dépôts sauvages ou les voitures brûlées, le maire de Bordeaux laisse proliférer des zones de non-droit, qui engendrent des atteintes extrêmement graves à l’environnement.

Face à l’inaction du maire susceptible d’engager la responsabilité de la commune en la matière, et en vertu de l’article L2215-1 du Code Général des Collectivités Territoriales, nous saisissons Madame la préfète pour faire cesser ces pollutions.