Conseil municipal du 26 janvier
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Le Conseil municipal de Bordeaux est désormais retranscrit en Langue des Signes Française. Je m’y étais engagé : c’est une nouvelle étape vers une Ville plus inclusive. Je ne pouvais débuter cette séance sans rendre un nouvel hommage à Emmanuelle Ajon, partie trop tôt. Ses engagements politiques et son implication publique étaient reconnus de tous. Son parcours militant et politique fut celui d’une femme courageuse et impliquée, qui restera à jamais dans nos mémoires.

Difficile transition, mais j’ai été heureux d’accueillir notre nouvelle conseillère municipale Charlee Da Tos. Gérante d’un commerce éco-responsable, elle est engagée dans de nombreuses causes pour le respect des minorités. Elle coordonnera les événements et festivités dans tous les quartiers de la ville. En espérant que la vie sociale retrouve vite son cours.

Véronique Seyral devient adjointe en charge des quartiers prioritaires politique de la ville. Déjà conseillère municipale sur ce thème, sa désignation en tant qu’adjointe témoigne de notre volonté de faire du décloisonnement des quartiers une priorité. J’ai fait un point sur l’évolution de la situation sanitaire. L’épidémie continue de progresser sur notre territoire, mais un peu moins vite que les semaines précédentes. Le nombre de personnes testées est en augmentation : il n’y a plus de tension sur les tests, facilement accessibles. Concernant la vaccination, nous sommes proactifs envers les séniors et volontaires pour des« vacci-bus ». J’ai ensuite été interpellé sur le projet d’ Euratlantique concernant la Rue de Saget (anciennement Rue Bordelaise). Dans ce dossier, d’une opacité totale au moment où je l’ai récupéré, j’ai pris toutes mes responsabilités pour éviter que les Bordelais.es n’aient à verser une indemnité très lourde de 100 millions d’euros au promoteur et que les commerces de centre ville soient davantage pénalisés. Mis en difficulté lorsque je lui ai rappelé son absence lors de la décision du conseil d’administration qui avait acté le projet commercial en décembre 2019, Nicolas Florian et son groupe politique ont quitté l’hémicycle, prétextant une censure de leur parole. Cet effet de scène est regrettable pour notre démocratie locale. Le débat est toujours préférable à la chaise vide, au conseil municipal, comme dans les conseils d’administration des établissements publics. L’analyse des délibérations a pu enfin commencer avec Patrick Papadato : nous avons choisi de renforcer notre soutien à la coopérative Citiz, partenaire et acteur de l’économie sociale et solidaire. La participation de la Ville à son capital passe de 5 000 à 50 000 euros et la Métropole devrait également abonder en ce sens. La délibération suivante, sur les forfaits de stationnement permet de revenir sur la politique que nous avons annoncée en début d’année. En concertation avec les riverains, les zones de stationnement payant vont progressivement être étendues. Cela se fera quartier par quartier, secteur par secteur. D’ici fin 2022, une tarification sociale du stationnement verra le jour. Une convention est passée avec plusieurs associations pour la création et l’animation de jardins partagés. Ils permettront d’amorcer la résilience alimentaire de notre Ville, bien trop faible aujourd’hui. Nous exportons actuellement 98% des denrées alimentaires produites localement. Un service dédié et une ligne budgétaire abondée de 100 000 euros pour l’année seront pilotés par une conseillère municipale motivée, Eve Gabrielle Demange. Delphine Jamet annonce le renouvellement pour 6 mois du contrat du médiateur de la Ville M. Bron. J’en profite pour souligner le sérieux et dévouement qui sont les siens depuis 2014, dans cette mission à l’intérêt accru, avec un système judiciaire saturé et une situation sanitaire exacerbant les conflits. J’annonce que la procédure de recrutement à venir sera totalement ouverte et non plus discrétionnaire. Avec la crise sanitaire, les écoliers ne peuvent plus se déplacer et les acteurs culturels et associatifs sont privés de public. Pourtant, les sorties scolaires permettent de répondre à la curiosité naturelle des enfants et de résorber les inégalités. Sylvie Schmitt présente le « Fonds Nature et Culture », une dotation exceptionnelle de 135 000 € (environ 8€ par élève ) versée aux écoles pour leurs initiatives pédagogiques et les interventions en classe. Le renouvellement de la délégation de service public à la crèche Mirassou est l’occasion d’améliorer les exigences écologiques et sociales posées à nos futurs délégataires. Comme l’a dit Fannie Le Boulanger, en plus des critères écologiques et bien loin du « crèche-business », nous intégrons au contrat la notion de « bénéfice raisonnable ». Tout bénéfice supérieur sera reversé à la Ville. Pour prévenir la perte de socialisation et d’autonomie des seniors, Sylvie Justome
a présenté un partenariat avec deux associations : « Rosalie Bus » (bus à pédales avec assistance électrique) et « A Vélo Sans Âge » (balades gratuites en triporteurs). Il s’agit d’une convention gracieuse expérimentale en faveur de la mobilité douce des séniors. Francis Feytout se fait le porte-voix des défenseurs des animaux pour annoncer une gestion non-létale des animaux urbains. Ainsi, pour la première fois à Bordeaux, pour contrôler les populations de chats errants, nous régulerons en amont via la stérilisation, qui a de nombreuses conséquences corollaires positives. Cette campagne sera effectuée par la SPA à laquelle nous versons une subvention. Le Conseil municipal se termine sur une intervention d’Harmonie Lecerf, répondant à une proposition de vœu du groupe « Bordeaux en luttes » sur la réquisition des logements. Nous mettons à l’abri des personnes sans domicile, avec tous les moyens qui sont les nôtres, dans une politique où la responsabilité est du ressort de l’Etat. La réquisition est un outil parmi d’autres, pas une solution miracle. Pierre Hurmic