Conseil municipal du 4 mai 2021
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  Le Conseil municipal s’ouvre une nouvelle fois par un point sur la situation sanitaire. La circulation épidémique baisse lentement, tandis que la campagne vaccinale se poursuit avec 23,3% des girondins qui ont reçu une première dose et 8% qui ont reçu deux doses. La cellule déconfinement de la Ville prépare la réouverture imminente des cafés, restaurants et lieux culturels. Pour réaffirmer notre soutien aux professionnels, un arrêté municipal a été pris fin avril afin de renouveler les extensions et la gratuité des terrasses. 
 
Autre point clé de l’actualité bordelaise, l’avenir du club des Girondins de Bordeaux. M. Le Maire a initié la création d’un comité de soutien et de vigilance composé dsportifs, de politiques et d’acteurs économiques et a lancé l’appel « Tous Girondins » afin de fédérer tous ceux qui se sentent concernés par le futur du club, véritable patrimoine de la Ville
 
Une fois ces deux points d’actualité évoqués, M. Le Maire introduit le sujet central de ce Conseil municipal : les nouvelles orientations pour l’urbanisme résilient et le service public de l’habitat et du logement. Stéphane Pfeiffer, Bernard Louis Blanc et Didier Jeanjean reviennent dans un premier temps sur l’héritage des anciennes majorités caractérisé par l’augmentation du prix des loyers, la bétonisation, la perte de biodiversité, mais aussi une forte croissance démographique et une production importante de logements sur les dernières années. 
 
Ils présentent ensuite la nouvelle vision municipale basée sur les 3R : Renaturation, Régulation, Résilience. Tout en continuant de construire pour répondre au besoin de logements, notamment en matière de logement social, c’est un nouveau paradigme urbanistique qui est imaginé. L’objectif est de répondre aux différents défis de la ville de Bordeaux, à savoir l’accessibilité financière des logements, la création d’espaces publics favorisant la vie en commun et la réintégration de la Nature dans la ville. Bordeaux doit devenir une ville bioclimatique et lutter contre la hausse des températures en été. Tout l’enjeu est alors de concilier construction de logement et 0 artificialisation en construisant la ville sur la ville et en végétalisant.  
 
Différents instruments sont utilisés, parmi lesquels la construction de 1500 logements sociaux par an, le développement des baux réels solidaires (300/an), la mise en place de l’encadrement des loyers au niveau métropolitain, la création du label « bâtiment frugal bordelais », davantage de place donnée à la Nature et à la production alimentaire dans les projets de renouvellement urbain et enfin la création de la Maison du logement ainsi que du permis de végétaliser pour les habitants.
 
Dans les débats qui s’ensuivent, des visions opposées de l’urbanisme s’affrontent et Marie-Claude Noël répond point par point aux attaques et déclare que le très riche patrimoine foncier de la Ville a été dilapidé par ses prédécesseurs. Claudine Bichet saisit l’opportunité d’une réponse pour rappeler notre volontarisme en matière d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violence.
 
L’étude des délibérations débute ensuite avec la commande publique et la présentation dnouveau SPASER (Schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables). Claudine Bichet insiste sur le caractère structurant de cet outil, permettant de diffuser à l’ensemble des acteurs qui travaillent avec nous les principes que nous nous imposons dans nos politiques publiques. C’est une question de cohérence. 
 
Camille Choplin présente la prolongation du fonds de soutien exceptionnel pour les associations, puis Dimitri Boutleux annonce les aides destinées aux acteurs culturels.
 
Delphine Jamet expose quant à elle l’augmentation de 30% du recours aux contrats d’apprentissage par la ville de Bordeaux dans le but de favoriser l’inclusion des jeunes sur le marché du travail. 
 
Nous sommes fiers qu’à l’initiative d’Harmonie Lecerf, la Ville rejoigne l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants (ANVITA). Créée en 2018 par Damien Carême, elle rassemble les élus et collectivités engagés pour un accueil digne de tous.
 
Autre marqueur fort de la mandature, Grandir nature : les cours buissonnières, qui est présenté par Sylvie Schmitt et Fannie Le Boulanger. Ce programme ambitieux, échelonné jusqu’en 2031 vise à réaménager les cours deécoles des crèches vers plus de végétalisation, d’inclusivité et d’accessibilité. Une méthode innovante de concertation a été définie, incluant également les enfants, premiers usagers de ces aménagements.
 
En fin de séance, Cyrille Jaber soutient les initiatives des jeunes avec une aide revalorisée à l’opération « Je relève le défi 2021 » dont il a été membre du jury. De très beaux projets ont été présentés : label écologique pour festivals, espace game sur l’environnement, court-métrage sur le handicap …
 
Nadia Saadi présente l‘édition 2021 de l’événement « Bordeaux fête le vin » marquée par l’adaptation aux mesures sanitaires, mais aussi un fort soutien aux restaurateurs et l’exposition de plein air « le Chat » de Philippe GeluckBrigitte Bloch rappelle que nous sommes évidemment aussi très attentifs à la manière dont le vin est produit. 
 
Paul-Bernard Delaroche annonce quant à lui le renforcement du réseau ELUCID (Ensemble Luttons Contre les Inégalités et les Discriminations) pour les victimes de violences et discriminations. Ces victimes pourront être accompagnées par un avocat et leur première consultation prise en charge par la Ville de Bordeaux.
 
Enfin, Sylvie Justome, après l’expression d’une pensée solidaire pour les soignants et patients, rappelle l’engagement de la Ville dans la lutte contre le Sida à travers trois partenariats principaux. Pour la première fois, un soutien financier est voté en complément du soutien “en nature”.