Création d’une zone périphérique autour de la réserve naturelle nationale de Bruges – Conseil municipal 07/10/19
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Intervention de Pierre Hurmic :

« Monsieur le Maire, mes chers collègues, nous voterons évidemment pour cette délibération qui est une excellente nouvelle pour notre cadre de vie. La réserve naturelle nationale des marais de Bruges gérée par la SEPANSO présente sur 262 ha une diversité de biotope d’une grande richesse écologique. Elle représente une relique des anciens grands marais de Bordeaux qui s’étend déjà sur plus d’un millier d’hectares. Aujourd’hui, cette délibération nous propose la création d’une zone tampon d’une superficie de 193 ha destinée à assurer une transition entre le milieu exceptionnel de la réserve et les espaces périphériques ne bénéficiant pas d’une protection environnementale particulière dont 27,5 ha sur le territoire de Bordeaux.

Cette zone tampon est essentielle dans notre contexte périurbain pour sécuriser la réserve vis-à-vis des très fortes pressions anthropiques et pour assurer le maintien de nombreuses espèces qui ont un domaine vital bien plus large que celui des limites de la réserve. Vous vous souvenez, sans doute, du combat que nous avons mené ici avec Marie-Claude NOEL dans la précédente mandature, appuyés par notre Députée européenne Catherine GRÈZE, pour sauver la zone principale de ponte des tortues cistudes qui était menacée par un projet d’installation d’une entreprise dans la zone de fret de Bordeaux Bruges. La mobilisation de la SEPANSO, la médiatisation de notre soutien à sauver la zone de ponte de cette espèce patrimoniale emblématique de notre région. Cette zone tampon s’inscrit dans le périmètre beaucoup plus large du projet du Parc naturel des Jalles, opération d’aménagement d’intérêt métropolitain qui s’étend sur 6 000 ha, et sur 10 communes dont la concertation est en cours jusqu’au 18 octobre prochain. C’est un très beau projet qui a peiné à voir le jour en raison de quelques blocages politiques du côté de Saint-Médard-en-Jalles, mais qui est bien sur les rails aujourd’hui.

Un seul regret que nous formulons à l’occasion de cette intervention, il est le suivant, c’est que la friche naturelle arborée de 40 ha de la Jallère, propriété de Bordeaux Métropole, ne soit pas prise en compte dans le périmètre de ce projet. Effectivement la zone est quasi-continue, elle est de l’autre côté du lac par rapport à cette zone tampon, et c’est vrai que nous regrettons qu’elle n’ait pas été intégrée dans la zone sans doute en raison des projets immobiliers qui seront, nous l’espérons, très prochainement, abandonnés. »