Notre combat pour sauvegarder et renaturer la Jallère – Tribune de mars 2020
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Nous avons choisi de revenir, pour cette dernière tribune de notre mandature, sur un de nos combats emblématiques : celui de la Jallère.

Dès le mois de novembre 2015, nous alertions la ville sur la nécessaire sanctuarisation des dernières zones humides du territoire bordelais. Après des mois d’interventions, nous avons fini par faire évoluer Alain Juppé sur ce dossier. En effet, le plan guide de septembre 2015 prévoyait une urbanisation des zones humides avec système de compensation, puis le plan guide de mai 2017 une destruction partielle des zones humides, puis le dernier plan guide, un évitement total des zones humides.

En septembre 2018, en séance du conseil municipal, Alain Juppé a accepté de soumettre à la concertation publique notre proposition de forêt urbaine sur les 40 ha de friches propriété de Bordeaux métropole. Une concertation menée, grâce à notre pugnacité, avec deux propositions de projets sur lesquels les participants ont pu se positionner. Ils l’ont fait en grande majorité pour notre projet (96%), même si ces résultats n’ont pas été pris en compte par le maire.

Face à la pression politique et citoyenne dopée par un collectif d’associations (ANV COP 21, Youth for Climate, Alternative Jallère, Greenpeace…), son successeur Nicolas Florian a souhaité suspendre les projets de logements mais n’a pas acté la sanctuarisation de cette zone.

Ce que nous continuons à demander aujourd’hui c’est que ce site soit rendu à la Nature en commençant par ne pas urbaniser les 40 ha propriété de Bordeaux métropole. Cette friche naturelle et arborée pourrait rejoindre « la réserve écologique des Barails ».

Nous nous sommes également battus pour que le nettoyage organisé par le collectif d’associations en mai 2019 ne soit pas fait en vain. En effet, suite à ce nettoyage, de nouvelles zones de dépôts sauvages sont apparues. Pire encore, des cabanes de chasseurs, alors même que l’activité y est interdite, sont de vrais dépotoirs (cartouches de chasses, bouteilles de bières, bouteilles en plastique…). Il s’agit là d’une double infraction ! Face à l’inaction du maire susceptible d’engager la responsabilité de la commune en la matière, et en vertu de l’article L2215-1 du Code Général des Collectivités Territoriales, nous avons saisi la préfète pour faire cesser ces dépôts sauvages.

Notre engagement, tout au long de ce mandat, au service de l’écologie, du climat, de la démocratie locale et de la justice sociale, nous avons tâché d’employer les outils en notre possession pour préserver la Ville. Défendre la Nature c’est préserver notre qualité de vie et l’avenir de nos enfants à Bordeaux.

180917_Jallere_Etatactuel
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