Projet de mandature, bilan de développement durable, rapport d’orientations budgétaires, Démarche Zéro plastique, Golf… : notre compte rendu du conseil municipal du 20 novembre 2019
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Compte-rendu du conseil municipal du 20 novembre 2019

Projet de mandature 2014 – 2020

Pierre Hurmic est intervenu au sujet de la pollution atmosphérique qui impacte la vie et la santé des bordelais.e.s, en rappelant notamment les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé en termes de limites de concentration de dioxyde d’azote et de PM 10 qui ne sont pas respectées à Bordeaux.

Delphine Jamet a dénoncé le manque de débat public sur  l’expérimentation de la 5G à Bordeaux, mettant en avant les problèmes de santé environnementale, de ressources, de surconsommation d’énergie, des droits humains qui sont liés.

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Présentation du rapport sur la situation en matière de développement durable 2018 – 2019

Après avoir salué les efforts réalisés notamment en matière d’énergies renouvelables, Pierre Hurmic a fait le point sur le bilan carbone, inexistant à l’échelle de Bordeaux, et dénonce l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre entre 2007 et 2016 de +4 % sur l’ensemble du territoire métropolitain. Le seul bilan des émissions de gaz à effet de serre de la Ville de Bordeaux présenté est un bilan des émissions de gaz à effet de serre liées aux consommations d’énergie, donc parcellaire – en baisse de 1% – et donc très loin d’être à la hauteur des enjeux qui imposent une baisse minimal de 2,5% par an.

Delphine Jamet a, elle, développé son propos autour de la nécessaire décroissance, en insistant sur la réduction très insuffisante des gaz à effet de serre et de la consommation d’énergie. Elle a aussi pris les exemples des familles à énergie positive qui obtiennent de très bons résultats mais sont trop peu nombreuses et du mauvais signal envoyé par la réduction du nombre de kilomètres de pistes cyclables. Elle a aussi rappelé les prochaines régressions sociales qui seront inéluctables si les efforts fournis ne sont pas suffisants dès aujourd’hui.

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Rapport sur les orientations budgétaires pour l’exercice 2020

Pierre Hurmic a relancé le débat sur la dette du Grand Stade intégrée dans le cadre des attributions de compensation mais qui n’apparait pas dans ce rapport d’orientations budgétaires. Il a aussi questionné la pertinence du système de contractualisation avec l’Etat qui est très contraignante pour les collectivités contractantes mais dont les résultats sont loin d’être à la hauteur ainsi que le faible taux d’exécution des dépenses.

Après avoir du justifier son droit d’intervenir au nom de la démocratie, face au Maire, réticent à lui donner la parole, elle a recontextualisé ce rapport d’orientations budgétaires qui fait état de croissance et du PIB sans jamais parler de crise écologique. Or, l’urgence est là puisque les scientifiques disent que la pente sur laquelle nous sommes entrain de glisser nous amènera à +2°C, pas d’ici 2100 mais d’ici 2040. +2°C, c’est l’objectif à ne pas dépasser si nous voulons continuer à vivre sur une terre vivable. Le PIB mondial ne dépend que de l’énergie disponible et celle-ci, sera à un moment donné, contrainte. Elle a appelé le Maire à intégrer dans sa vision budgétaire le capital humain et naturel.

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Exercice 2019. Décision modificative n° 3

Votre : CONTRE

Intervention de Pierre Hurmic

« J’en viens à la DM brièvement pour faire deux observations. La première considère, mais vous l’avez déjà dit, que vous palliez la carence de l’État quant à sa compétence en matière de sécurité en budgétant 30 000 euros pour la surveillance des événements organisés par la Ville. Vous connaissez ma position sur le sujet donc, je n’insiste pas.

La deuxième observation, c’est la baisse de 15 millions d’euros d’investissement en équipements qui correspond donc, effectivement, à un ajustement du calendrier des crédits de paiement et des besoins de 2019 pour des investissements prévus pour des travaux dans les crèches et écoles de Bordeaux. On regrette quand même qu’il y ait ce report d’investissement quand on voit quel est l’état de certaines écoles de Bordeaux. Je ne vais pas revenir sur les problèmes de l’école Fiéffé Francin que vous connaissez, qui est dans un piteux état, Nous regrettons que, dans ces conditions, vous reportiez ainsi 15 millions d’investissements d’équipements qui nous paraissent tout à fait urgents vu l’état de – je ne dis pas toutes, loin de là, vous avez fait quelques efforts – mais vu l’état de certaines écoles qui méritent d’être modifiées ou en tout cas arrangées très rapidement. Voilà ce que je voulais vous dire concernant cette DM. »

[interruption]

« Non, la seule chose que je vous dis c’est « Dépensez-les ». Je ne vous reproche pas de les budgéter. Je dis « Vu l’état de certaines écoles, dépensez-les rapidement. »

Opération d’intérêt métropolitain Bordeaux Inno Campus – Contrat de projet partenarial d’aménagement (PPA)

Intervention de Delphine Jamet

« Monsieur le Premier Adjoint, Chers Collègues, nous allons voter pour cette délibération avec des bémols. Pour nous, c’est compliqué, en fait, de dire « On vote pour, contre, on s’abstient ». S’abstenir, cela ne veut pas dire grand-chose. Contre, cela veut dire que l’on s’oppose à tout le projet et à la démarche. Et pour, ce n’est pas parce que l’on vote que l’on est d’accord avec tout à 100 %. Et là, pour le coup, c’est un peu compliqué pour nous de se positionner. Normalement, cela devrait peut-être être plutôt l’abstention. Donc, j’hésite encore, mais bon. »

[interruption]

« On va décider dans les deux minutes. Au regard des enjeux nombreux de ce territoire de projets, il nous semble tout d’abord que l’optique d’un contrat de projet partenarial d’aménagement constitue un outil intéressant et nécessaire pour mettre en cohérence les différents projets des partenaires et anticiper les besoins en équipements publics. Ce territoire est, en effet, aujourd’hui, l’objet de nombreuses convoitises, y compris de la part de l’Université qui se retrouve désormais propriétaire d’un immense foncier aux portes du centre de l’agglomération. Or, plusieurs défis s’imposent à nous qui devons, à notre sens, guider la démarche bordelaise et métropolitaine. Tout d’abord, il s’agit bien de faire de ce bassin d’emploi et d’étude un véritable lieu de vie, un territoire habité. Nous partageons ainsi l’ambition d’y introduire de manière plus significative une production de logements familiaux, sociaux ou à prix maîtrisé tout en conservant l’objectif d’augmenter le parc de logements étudiants, conventionnés qui, à ce jour, est encore très insuffisant au regard des besoins.
Nous sommes aussi plus circonspects, en revanche, sur les objectifs cibles mis en avant en matière de programmation économique. Près de 540 000 m2  d’immobiliers d’entreprise sont ainsi envisagés sur un secteur déjà soumis à une saturation des infrastructures. Avec une telle programmation, nous demeurons là encore dans la logique qui consiste à conforter des zones économiquement bien loties, et à accentuer les déséquilibres territoriaux à l’échelle métropolitaine.

Sur le volet mobilité qui découle du point précédent, nous savons que la congestion de notre agglomération se concentre précisément sur nos deux OIM, Aéroparc et Inno Campus. Bien évidemment, des projets de transport collectif structurant sont en cours avec la réouverture de la Gare de la Médoquine – mais elle ne va pas arriver tout de suite – ou encore avec le projet TCHNS CHU Thouars-Gradignan-Bègles. Mais cela sera-t-il suffisant surtout si le parallèlement, le choix n’est pas toujours tranché de contraindre un peu plus la voiture individuelle dans l’accès à ce secteur à travers une politique de stationnement plus stricte et si l’ambition affichée pour le développement des modes doux ne s’accompagne pas d’investissements concrets pour la mise en œuvre d’un maillage de véloroutes et de cheminements piétons et cyclables sécurisés au sein de l’OIM. Il y a urgence à développer en site propre des cheminements cyclables qui relient le centre de Bordeaux et le Campus. Aujourd’hui, les étudiants s’entassent dans le tramway et les bus ou prennent la voiture pour se rendre sur le Campus. L’enquête IFOP 2017 indique que seuls 5 % des 18-24 ans utilisent le vélo pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’étude. C’est affligeant. Il est urgent de développer la pratique dans cette tranche d’âge, et pour cela, il faut leur permettre d’avoir des lieux de stationnement sécurisés en ville et des aménagements dignes de ce nom pour se rendre sur le Campus.

Enfin, sur le volet « Construction et protection de l’environnement », nous n’avons pas retrouvé d’ambitions très précises quant à la réduction de l’emprise au sol et la lutte contre l’artificialisation des sols, au choix des matériaux,à l’écoulement des eaux, à la préservation de la biodiversité, et à l’évitement des îlots de chaleur.
Je vous remercie. »

Cession à la société CARDINAL AMENAGEMENT d’une parcelle de terrain située rue Charles Chaigneau.

Votre : ABSTENTION

Intervention de Delphine Jamet

ABSTENTION

« Monsieur le Maire, mes cher.e.s collègue,

Nous aurions aimé que la dépollution supplémentaire qui sera réalisée par les futurs opérateurs pour permettre la réalisation de logements, soit effectuée sur la zone entière et inclue donc l’hôtel, la salle de spectacle, le bâtiment permettant d’héberger un marché aux puces et la salle polyvalente. Nous ne pouvons pas nous contenter de nous préoccuper de la santé des personnes qui habiteront ce quartier-là nous devons aussi prendre en considération les personnes qui y passeront et surtout les personnes qui y travailleront.
Nous ne pouvons pas non plus nous contenter de raisonner en parcelles. Le droit international de l’environnement s’est développé autour de contentieux liés à des pollutions transfrontières. Le sol qui fera l’objet d’une « dépollution supplémentaire » ne restera probablement pas dépollué s’il jouxte un sol peu dépollué.
Nous pouvons raisonner d’abord en considérant les personnes, c’est ce que vous avez fait de manière partielle, mais nous ne pouvons pas décolérer ce raisonnement d’un raisonnement plus global, prenant en compte l’environnement dans son ensemble.

Je vous remercie »

CAPC musée d’art contemporain. Mécénat de la société Abatilles Sainte Anne.

Vote : suite à l’ajout d’un amendement à la convention précisant que les bouteilles devront être en verre POUR

Intervention de Delphine Jamet

Le Maire « J’imagine la question : « Monsieur le Maire, comment pouvez-vous nous faire voter une délibération plus tard sur le zéro plastique à usage unique et comment vous pouvez conventionner avec les Abatilles ? » Mais je me trompe peut être. »

Delphine Jamet : « Vous ne vous trompez pas. J’avoue que, moi, je suis restée perplexe en voyant cette délibération puisque je suis allée voir quel type de bouteille vous nous proposiez. Je me suis dit « Au pire, cela va être des bouteilles en verre. », mais non, c’est 980 bouteilles en plastique que l’on va nous donner. Dans la convention, regardez ce qu’il y a marqué ! Allez sur leur site internet voir leurs référencements. Allez-y, les références, c’est pas celles-là [bouteilles en verre] ! Soit vous avez changé entre temps, après la commission… »

Fabien Robert : Lors de la commission en question, sans parler de cette délibération, j’ai dans une autre, expliqué très logiquement que l’on retirait la fabrication de stylos en plastique. On est cohérent, alors je savais que vous alliez me dire ça, Abatilles fait des bouteilles en verre et nous en tenons compte. Je vous le dis très simplement, de ce point de vue là, nous avons anticipé. »

Delphine Jamet : « Alors du coup vous allez changé la convention ? »

Fabien Robert : « Non, il n’est pas précisé que ce sont des bouteilles en plastique dans la convention »

Delphine Jamet : « Non, mais allez voir les références sur leur site internet. Les références qui sont données, ce ne sont que des bouteilles en plastique, Monsieur le Maire. Donc, soit vous reportez cette convention… »

Le Maire : « Non ce qu’on va faire, c’est qu’on fait un amendement qui précisera les référencements afin qu’ils ne soient pas en plastique mais en verre. »

Delphine Jamet : « Très bien. »

Le Maire : « Et c’est ça qu’on transmettra à la préfecture »

Bibliothèque de Bordeaux. Vente d’objets promotionnels. Nouveaux tarifs. Actualisation des tarifs.

Vote : CONTRE

Intervention de Delphine Jamet

« Je vais revenir un peu sur ce que j’ai dit tout à l’heure. D’où viennent ces produits ? Un parapluie, il est en plastique, d’accord. À 10 euros, alors il n’y a plus nos homologues chinois, je vais pouvoir le dire, il vient de Chine. L’impact environnemental de ces produits est une catastrophe. C’est une catastrophe. Il faut prendre des décisions. Est-ce que l’on a besoin d’objets promotionnels ? C’est une vraie question à se poser. Moi, je pense que non. Je pense que ce sont des outils qui vont après à la poubelle et qui génèrent du déchet. Tout à l’heure, vous avez dit, Monsieur le Maire, « On a une vraie problématique de déchets ». Ce que vous avez oublié de dire quand vous en avez parlé d’ailleurs, c’est le terme de « réduction ». C’est-à-dire que le meilleur déchet, c’est celui qui n’est pas produit. Et aujourd’hui, avec cette délibération, ces outils promotionnels, ce sont des futurs déchets qui vont arriver inéluctablement dans la poubelle des gens. Donc, nous voterons contre. »

« Je ne doute pas que cela soit utile, dans une bibliothèque, d’avoir un sac pour emmener ses livres. Je ne dis pas cela. Je dis qu’un totebag, pour que son impact environnemental soit neutre, il faut l’utiliser tous les jours pendant 6 mois. Dites-moi combien de temps ces totebags sont utilisés chez les gens ? Moi, j’en ai déjà 15 chez moi. Donc, effectivement, je les prends pour aller faire des courses, mais je ne les utilise pas tous les jours. Le parapluie, je suis désolée, le jour où vous mettrez des parapluies faits en France qui ont un faible impact environnemental, je voterai pour. Aujourd’hui, ces parapluies à 10 euros, je le répète, ont un impact environnemental énorme, vous avez la fabrication qui se fait à l’autre bout du monde et le transport. Oui, mais c’est cela l’écologie. Le problème, c’est que vous n’arrivez pas à comprendre qu’aujourd’hui, il faut qu’on lutte sur tous les impacts environnementaux, et cela en fait partie. »

Dynamique du Pacte de Cohésion Sociale et Territoriale financement du projet douches mobiles.

Intervention de Delphine Jamet

POUR

« Monsieur le Maire, Chers Collègues, nous sommes évidemment pour les solutions qui permettent de donner un peu plus de dignité aux personnes qui sont sans accès à l’eau, cependant ce projet a été rendu nécessaire notamment aussi par la suppression de certains bains-douches. Ceux qui existent dans les structures privées associatives ne sont pas étendus à l’ensemble du territoire. C’est un concept novateur qui a néanmoins ses limites, me semble-t-il, parce que d’après nos calculs, ce camping-car ne peut pas avoir une capacité de douches énorme … trois douches. Donc, je pense que c’est quelque chose qui a un coût énorme au regard, finalement, de l’utilisabilité de la solution. Non, mais ce que je veux dire c’est que l’on fasse une expérimentation pour voir comment cela fonctionne, oui. Par contre, ouvrir plus de bains-douches dans plus de quartiers. Rendre accessibles, par exemple, les douches des gymnases le matin. Je pense que cela reviendrait quand même, je suis sûre, moins cher à la collectivité et aux associations que de mettre en place un tel système. Hier à l’occasion de la Journée mondiale des toilettes, le collectif composé de Médecins du Monde, France Liberté, Dynamo, a encore, et comme depuis 4 ans, sensibilisé le grand public et les élus sur la situation de précarité extrême de 2 130 personnes vivant sans eau et/ou sans toilettes sur la Métropole. C’est effectivement une vraie problématique. Je ne suis pas certaine qu’un tel concept soit une vraie solution. Donc, nous voterons pour, mais je pense qu’il est nécessaire d’évaluer cet outil. On doit en développer d’autres, me semble-t-il, plus pérennes, qui permettront d’accompagner encore mieux ces personnes en difficulté et les accompagner dans plus de dignité encore que d’être reçues dans un simple camping-car. J’entends que cela peut être une solution. Vraiment, c’est très compliqué pour moi de dire cela aujourd’hui parce que je ne sais pas si c’est la solution, et c’est pour cela que nous n’allons pas voter contre ou nous abstenir, mais je pense qu’il faudra vraiment évaluer ce moyen de faire.
Je vous remercie. »

« Monsieur le Maire, je voulais vous proposer parce qu’il y a des systèmes pour les squats, etc., qui existent. II y a des associations qui existent, qui ont proposé des systèmes, mais qui n’ont pas trouvé de financement, II y a un système qui s’appelle Les toilettes se bougent le cul. Je vous invite à aller voir, c’est étonnant. Voilà, mais c’est pour en mettre dans les squats, etc. »

[interruption]

« Non, mais c’est des systèmes de toilettes et douches. Et donc, ils le proposent. Ils ont juste besoin aujourd’hui de financements pour aller installer cela dans ces lieux. Donc, voilà, c’est d’autres perspectives qui pourraient être évaluées par rapport à ce camion qui, à mon avis, va coûter beaucoup plus cher. »

Aide à la création de structures de logements spécifiques. Résidence accueil de 25 logements réalisés par la SA d’HLM MESOLIA et située rue du Docteur Timothée PIECHAUD à Bordeaux. Demande de subvention.

Intervention de Delphine Jamet

POUR

« Je suis assez d’accord avec tout ce que vient de dire Monsieur JAY. Cela mérite d’être dit. J’allais plutôt effectivement dire « On va, bien sûr, voter pour cette délibération, et c’est un vrai manque sur le territoire effectivement. »
Et je voulais aussi dire qu’il y avait un vrai manque sur le territoire de résidences comme cela, de mixité où on pourrait accompagner les gens en autonomie pour notamment des handicaps moteurs ou aussi des maladies telles que l’autisme, etc., etc., où les gens ont besoin en fait d’être accompagnés pour être autonomisés, et c’est un vrai manque sur Bordeaux, me semble-t-il. Et donc, cette délibération fait plaisir à voir puisque l’on voit qu’ici, on prend à bras-le-corps ce sujet-là. C’est 25 logements, ce n’est pas énorme, mais c’est déjà bien parce qu’il n’y en avait pas. Donc, c’était un vrai manque et là, aujourd’hui, j’ai le sentiment que l’on a pris  conscience de ce besoin, et c’est plutôt réjouissant.

Je vous remercie. »

Démarche zéro plastique à usage unique : validation du plan d’action

Vote : POUR

Delphine Jamet a appelé Le Maire à avoir une vision globale sur le plastique, à la fois en termes de déchets, de santé environnementale, et de ressources. Cette démarche va dans le bon sens si elle est appliquée dans les faits.

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Soutien au développement du commerce, de l’artisanat et des services de la Ville de Bordeaux. Illuminations et décorations de fin d’année 2019.

Vote : POUR

Intervention de Delphine Jamet

« Monsieur le Maire, mes cher.e.s collègues,

Noël est une période de fête. Une période de fête et d’excès. L’urgence climatique nous impose plus de sobriété dans nos dépenses d’énergie, dans nos modes de vie. Avons-nous une absolue nécessité de voir briller les illuminations de Noël dès le 1er décembre ? Se contenter de les allumer bien plus tard, à la mi-décembre n’est-ce pas suffisant ? Les illuminations de Noël sont installées pour teinter la ville de la «magie » de Noël, mais surtout pour nous mettre dons l’ambiance d’une période de surconsommation, alimentaire et matérielle, où nous serons constamment sollicité.e.s pour offrir des cadeaux, éthiques ou non, utiles ou non. Nous soutenons évidemment le commerce et l’artisanat local, celui qui a du sens, celui qui est juste. Celui-ci a tellement de valeur qu’il n’a pas besoin d’artifices pour exister. À l’heure de l’urgence climatique, il faut savoir s’adapter. Réduire la durée des illuminations de Noël ne semble pas être un effort insurmontable.

Par ailleurs, depuis 2014 nous vous demandons d’appliquer l’arrêté ministériel de 2013 pour que les vitrines soient éteintes, nous vous demandons maintenant, aussi de veiller au respect du nouvel arrêté de décembre 2018 qui élargit l’extinction des éclairages sur certaines plages horaires. Ainsi « Les éclairages intérieurs de locaux à usage professionnel sont éteints au plus tard une heure après la fin de l’occupation de ces locaux et sont allumés à 7 heures du matin au plus tôt ou 1 heure avant le début de l’activité si celle-ci s’exerce plus tôt. Les éclairages de vitrines de magasins de commerce ou d’exposition sont éteints à 1 heure du matin au plus tard ou 1 heure après la cessation de l’activité si celle-ci est plus tardive et sont allumées à 7 heures du matin au plus tôt ou 1 heure avant le début de l’activité si celle-ci s’exerce plus tôt. » Ce n’est actuellement toujours pas respecté. Je prends notamment pour exemple la Cité Administrative où nombre de bureaux sont encore allumés après 23h.

Vous mettez en avant la participation de Bordeaux au « Jour de la nuit » dans votre Rapport sur le Développement Durable, on vous demande des efforts bien plus importants, des efforts qui permettraient de respecter l’arrêté. On vous rappelle chaque année les conséquences de la pollution lumineuse sur la biodiversité, les économies d’énergie et d’émission de C02 qu’on pourrait faire. On s’impatiente.
Je vous remercie »

Exploitation du marché des Capucins et de ses parcs de stationnement. Rapport annuel de l’exercice clos au 31 décembre 2018

Intervention de Pierre Hurmic

« Une minute pour déplorer, une nouvelle fois, les retards pris par le délégataire notamment en ce qui concerne le traitement des déchets, notamment les bio-déchets qui ne vont être traités qu’à partir de 2020 alors que c’est obligatoire depuis plusieurs années.

Et également autre observation, vous le savez sans doute, les plaintes des commerçants sont de plus en plus nombreuses notamment pour des problèmes d’entretien. Vous le savez, le portail d’entrée du parking souterrain est bloqué en position ouverte depuis plusieurs mois. Toutes les portes d’accès du marché ont les vitres cassées depuis longtemps. Idem, ils se plaignent également du traitement des toilettes qui sont… cela, j’ai pu le vérifier de visu, c’est vrai que les toilettes sont dans un état de saleté, et de non-entretien. À mon avis, il serait bien que la Mairie de Bordeaux fasse remonter auprès de la société GÉRAUD quelques insatisfactions. C’est tout. Merci. »

Règlement de fonctionnement des établissements d’accueil familial de la Ville de Bordeaux.

Vote : CONTRE

Intervention de Delphine Jamet

« Monsieur le Maire, mes chers collègues,
Je vous l’ai dit, nous voterons contre cette délibération, car ce règlement n’est pas non plus cohérent avec votre nouvelle politique démarche zéro plastique à usage unique, vous ne pouvez pas y inscrire que « L’assistant(e) maternel(le) fournit l’eau en bouteille pour la confection des biberons » sans entacher la crédibilité de la démarche. Autre objet contenant du plastique et ayant vocation à se servir qu’une fois les couches jetables. Alain Juppé avait promis une expérimentation sur une crèche de taille moyenne des couches lavables.

Monsieur le Maire, vous aviez mis cela sous le tapis à votre arrivée dons son fauteuil. Les voilà qui réapparaissent timidement : “L’expérimentation de couches compostables voire lavables, est également en cours de réflexion.” Valider cette expérimentation des couches lavables vous permettrait de vous démarquer et d’agir dans le cadre de votre démarche zéro plastique à usage unique et dans le cadre du Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage.

Sur l’alimentation toujours, rien n’est précisé en termes de part de denrées biologiques. Nous aurions aimé que des objectifs soient clairement annoncés, Il s’agit encore une fois, la tranche d’âge la plus à risque s’agissant d’exposition à des produits chimiques. D’ailleurs, rien non plus pour intégrer vos engagements dans le cadre de la Charte contre les perturbateurs endocriniens.

Et enfin, nous nous étonnons du nombre important de jours de carence dans le cas où un enfant est malade. La délibération précise « Sur présentation du certificat médical (à remettre dès le retour de l’enfant), un délai de carence de 3 jours (1er jour d’absence et les 2 jours calendaires qui suivent) est facturé. ». Cela nous paraît excessif, c’est la double peine pour les parents qui doivent se libérer de leur travail ou trouver un autre mode de garde tout en continuant à payer pour un service de garde qu’ils n’ont pas.
Je vous remercie »

Égalité et Citoyenneté. Soutien aux initiatives associatives dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Vote : POUR

Intervention de Delphine Jamet

« Le collectif Collage féminicides, à Bordeaux et ailleurs, collent des affiches « Elle le quitte, il la tue, « on ne tue jamais par amour », « papa a tué maman ». Le collectif NousToutes compte le nombre de féminicide. Des citoyens alertent les pouvoirs publics sur le meurtre de femmes par leur conjoint ou ex conjoint. Le 21 octobre dernier, une bordelaise d’une trentaine d’années, mère de quatre enfants, était tuée par son mari avec qui elle était en instance de divorce. Elle a été tuée chez elle, rue du Docteur Schweitzer dans le quartier du Grand parc, à Bordeaux. Elle avait déjà subi et dénoncé des violences conjugales en avril dernier, suite à sa demande de divorce, des crachats, des injures et des coups. Il était convoqué pour ces faits devant le tribunal correctionnel de Bordeaux le 17 janvier prochain. Ce sera finalement pour assassinat qu’une information judiciaire sera ouverte à son encontre. Cette femme est la 124ème femme victime de féminicide en 2019. Il y en a eu 12 de plus depuis. Le compteur tourne et gouvernement ne réagit pas suffisamment face à ces drames. La ville a l’obligation morale d’agir pour éviter des drames. Ces actions sont nécessaires et elles devraient être encore plus nombreuses.
Je vous remercie »

Golf de Bordeaux-Lac. Compte rendu annuel de l’exercice clos le 31 décembre 2018.

Delphine Jamet a relevé l’incohérence entre les objectifs du plan Canopée et l’abattage d’arbres sans information préalable sur le Golf de Bordeaux. Elle a aussi dénoncé la quantité de pesticides utilisés sur le Golf, qui semble plus dépendre des conditions météorologiques que d’un effort de Blue Green. Elle a invité le Maire à prendre un arrêté anti-pesticides, en cohérence avec le programme Zéro Pesticide.

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Requalification de la place Gambetta. Convention financière entre la Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole

Vote : ABSTENTION

Intervention de Pierre Hurmic

« Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Voilà à deux jours près, presque un an que les marronniers de Gambetta ont été abattus en catimini, au petit matin. Le collectif qui s’était créé pour défendre ces arbres majestueux et sains, sacrifiés pour des raisons très contestables, « Les marronniers de Gambetta » devenu l’association « Aux arbres citoyens Bordeaux Métropole » organise un événement ce vendredi, jour anniversaire de la mort programmée de ces arbres, pour leur rendre hommage.

Qu’avez-vous fait de cette place Gambetta ? Une place avec des trottoirs minéralisés gigantesques au Nord et à l’Est. Une place qui accueillera une fontaine sèche à défaut d’une vraie fontaine. Une place qui accueillera des jeunes arbres que ne rendront pas les mêmes services que les 17 vieux, mais sains, marronniers qui ont été arrachés à cette place. Le piéton du Sud-Ouest nous donne son sentiment, quelques détails l’ont frappé : “Un banc, tout d’abord, qui ressemble à un sarcophage. On voit tout de suite qu’il n’est pas dédié au repos : il n’y a pas de dossier. Personnes âgées, passez votre chemin. Autour du banc, les pavés sont volontairement chaotiques. Skateurs passer votre chemin, impossible de rouler sur ce revêtement tout déglingué. Il y a pire. Au loin, on aperçoit la fosse d’un futur arbre. Elle est très éloignée du banc. Ceux qui veulent s’asseoir à l’ombre place Gambetta devront aussi passer leur chemin. Bref, ce banc raconte beaucoup de choses sur la façon de faire de la ville. Pas vraiment dans le sens de la bienveillance”. Un avis que nous n’avons pas influencé, mois que l’on rejoint tout à fait. Au dernier conseil municipal, vous vous étiez moqué de notre implication dans ce combat pour sauver ces arbres.

L’histoire jugera. »

Rapport 2019 des administrateurs sur les sociétés d’économies mixtes Bordeaux Métropole Aménagement pour l’exercice 2018

Intervention de Delphine Jamet

« Je voulais également saisir l’opportunité de cette délibération pour signifier que nous avons bien pris note du retrait de la demande d’expulsion partielle que BMA avait formulée auprès du tribunal de grande instance de Bordeaux, renonçant donc à exiger que Darwin libère plusieurs espaces de l’ex caserne Nie!, dont l’allée cavalière, épine dorsale de Darwin. Nous restons vigilants sur ce dossier, pour que ce geste d’apaisement que vous avez souhaité, Monsieur le Maire, ne soit pas qu’un simple répit.
Je vous remercie »

InCité. Rapport des administrateurs sur les sociétés d’économies mixtes au titre des articles L.2313-1, L.2313-1-1, L.1524-5 du Code général des collectivités Territoriales. Rapport 2019. Exercice 2018.

Intervention de Delphine Jamet

« Monsieur le Maire, mes chere.s collègues,
Je saisis l’opportunité de la présentation du rapport des administrateurs pour vous faire part de ma perplexité dans le dossier du centre commercial Europe pour lequel la ville va devoir dédommager Incité dont le bail emphytéotique sera dénoncé avant terme. Une procédure de commande publique aurait été une meilleure solution, à mon sens, puisqu’elle aurait permis une parfaite sécurité juridique. Pourquoi passer par un autre montage contractuel beaucoup moins sûr d’autant plus, il me semble, qu’il ne garantira pas un contrôle de la ville sur le tarif des baux commerciaux, qui sont annoncés plafonnés à 80€ / m2 dons Sud-Ouest. De même, une cession avec charge ne permet pas, je pense, de maitriser le nombre de logements produits. Or, le PLU permet de construire 400 logements supplémentaires dans ce quartier, mais il ne prenait pas en compte ce projet-là qui risque de doubler le nombre de logements produits et donc de dépasser ce qui était recommandé dons le projet urbain du Grand Parc.

Lors du Conseil municipal du 29 mars dernier, vous nous aviez affirmé, Mme Cazalet, « En tout état de cause, sur ce sujet, nous reviendrons très rapidement vers vous, dans la mesure où dès que la rédaction du cahier de charges sera terminée, ce marché sera lancé. Nous vous en informerons. Et comme vous l’avez dit tout à l’heure, Monsieur le Maire, nous aurons vraisemblablement un projet suffisamment construit pour vous le présenter d’ici à la fin de cette année, et démarrer des travaux dès que possible dans le courant de 2020. »
Dans un email du 21 octobre, nous vous demandions un certain nombre d’informations auquel nous avons eu qu’une réponse très tardive : la transmission de l’étude de marché complète, les conditions de l’appel à projets, les offres reçues. Nous avons eu certaines de ces réponses grâce à l’article publié dans le journal Sud-Ouest.
Sauf erreur, nous n’avons pas été consultés sur la vente de ces 17403m2. Autre interrogation : comment sur un territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage peut-on envisager de tout simplement raser un centre commercial pour repartir de 0 pour soi-disant régler des problèmes de sécurité. Les déchets du BTP représentent 227,5 millions de tonnes par an.
Je vous remercie »

Plus d’informations : https://www.sudouest.fr/2019/11/10/bordeaux-le-centre-commercial-europe-sera-vendu-rase-et-reconstruit-6810697-2780.php

Délégation permanente du Conseil Municipal à Monsieur Le Maire. Compte rendu de Monsieur le Maire des opérations de gestion locative. Décisions prises entre le 1er janvier 2019 et le 30 juin 2019.

Intervention de Delphine Jamet

« Monsieur le Maire, mes cher.e.s collègues,

Nous sommes un peu surpris de voir la société Total bénéficier d’un tarif si avantageux pour l’emprise permettant l’accès à la station-service depuis le quai de la Souys. Je parle là de 100€ de frais de dossier par an pour une société qui a réalisé un chiffre d’affaire de 209,4 milliards de chiffre d’affaire en 2018.

Ne peut-on pas réévaluer ce tarif même si nous l’avons hérité de la reprise par la Ville de Bordeaux de la gestion des espaces sur le domaine public fluvial par le grand Port maritime de Bordeaux.

Cela parait un peu surréaliste si on le compare à ce que d’autres acteurs, au rôle bien plus bénéfique à la ville et au casier judiciaire vierge, doivent payer en termes de loyer. Je pense notamment aux acteurs de l’ESS.

Je vous remercie »