Renouvellement de l’accord de coopération entre la ville de Bordeaux, Bordeaux Métropole et la Communauté Urbaine de Douala – Conseil municipal du 07/10/19
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Intervention de Pierre Hurmic :

« Merci à Pierre (NDLR : de Gaétan Njikam) pour cet exposé. Nous allons la voter cette délibération. Nous trouvons qu’elle va dans le bon sens et nous vous remercions d’avoir bien prévu, au niveau de ce qui conditionne nos échanges avec la Ville de Douala, d’avoir mis en exergue les dix-sept objectifs de développement durable qui ont été adoptés par les Nations-Unies en 2015. Vous vous appuyez là-dessus pour conditionner un peu nos aides apportées à Douala, et vous mettez également en exergue un autre impératif qui, pour nous, va tout à fait également dans le bon sens, c’est les termes de l’accord de Paris de décembre 2015, donc de la COP21 de protection du climat. Vous conditionnez nos interventions à la lueur de ces objectifs. Nous les partageons à 100 %. Cela nous impose notamment, vous le détaillez, en matière d’économie et d’innovation, on va contribuer à créer des conditions qui garantiront des emplois de qualité qui stimuleront l’économie sans avoir des effets nocifs sur l’environnement.

C’est contraignant et la question que nous vous posons, et c’est pour cela que nous avons souhaité le dégroupement de cette délibération, c’est  » Pourquoi ne faisons pas nous-mêmes, ne nous imposons pas nous-mêmes ces mêmes contraintes dans le cadre des accords que nous passons avec un certain nombre d’acteurs locaux ? ». Je pense, par exemple, régulièrement aux délibérations qui nous engagent à aider un certain nombre d’acteurs commerciaux via la Chambre de commerce et d’industrie, Il y a d’ailleurs une délibération qui va venir plus tard dans l’ordre du jour,  aujourd’hui, où jamais on ne parle de l’accord de Paris, jamais on n’impose à nos cocontractants, aux personnes avec lesquelles nous décidons de coopérer, jamais, nous ne leur imposons les termes de l’accord de Paris. Jamais, nous ne leur imposons d’avoir un type de développement qui ne soit pas incompatible avec les engagements internationaux de la France. Alors ce que nous exigeons d’un pays africain, du Cameroun en l’occurrence, pourquoi sommes-nous incapables de nous l’appliquer à nous-mêmes et de nous l’imposer à nous-mêmes dans le cadre des accords que l’on peut signer ici ou là ? Si vous avez jugé utile de le rappeler, et vous avez très bien fait, c’est une façon pour nous aussi de sensibiliser tous les partenaires de la Ville de Bordeaux que de leur dire « Vous êtes obligés, comme nous, de respecter ces engagements internationaux. » Eh bien, nous ne le faisons jamais. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’on a déjà abordé plusieurs fois la question ici, c’est que l’on n’a jamais une politique transversale, On a cantonné un peu les objectifs de développement durable à la délégation de Madame WALRYCK, mais nous, on
vous dit chaque fois « il faut que cela rayonne, il faut que toutes les délégations du Conseil municipal s’imprègnent de ces objectifs et de ces impératifs ».  Je suis content de souligner, vous avez eu ce souci-là Monsieur Pierre de Gaétan, et je vous en remercie, j’aimerais que cela irrigue toutes les politiques municipales à la lueur de ce que vous avez fait. Merci. »