Réponses sur notre politique en matière d’urbanisme
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4/05/21

[…] … nombre de constats nous permettant de pouvoir dégager une politique renouvelée. Cela oblige bien à faire un constat. Vous le savez vous-même fort bien, un constat en matière de logement prend énormément de temps si on veut le faire de manière sérieuse. 

Vous avez indiqué que nous faisions une présentation à charge. Quand les chiffres émanent de la Cour régionale des comptes, est-ce une présentation à charge ? Vous avez expliqué et justifié la politique du logement par la création d’emplois. Je sais que « Quand le bâtiment va, tout va », néanmoins, cela n’est pas suffisant de construire pour faire une politique du logement. 

Il faut savoir quel logement on veut produire, et pour quelle population ? Parce que le bât blesse bien là. Pour quels habitants voulons-nous construire ? Il nous a semblé que le constat laissait apparaître que les logements qui avaient été construits ne l’avaient pas été pour les habitants que nous souhaitions pouvoir accueillir. Vous êtes même allée… alors, là, j’ai lâché, je me suis perdue parce que vous êtes repartie de la Seconde Guerre Mondiale pour expliquer la question du logement social. Là, j’ai perdu le fil. 

Fabien Robert, vous avez indiqué que nous ne voulions plus d’habitants. Permettez-moi de vous dire que quand les prévisions se basent sur plus de 1 % par an de logements en plus, c’est tout sauf une diminution du nombre d’habitants. Je dirais même que ce sont des chiffres bien supérieurs à certains secteurs autres de la Gironde que la moyenne. Nous sommes relativement proches du chiffre girondin même s’il est un peu plus élevé compte tenu de l’attractivité du littoral. 

Vous évoquez un décalage éventuel, Monsieur Cazenave, entre ce qui serait un label « Bâtiment Frugal Bordelais » et le reste de la Métropole. Je pense que nous pouvons articuler un certain nombre de dispositifs qui existent également à la Métropole et que par ailleurs les dispositifs de la Métropole peuvent être améliorés dans le sens du travail que nous conduisons à Bordeaux. Mais à la Métropole existe déjà, vous le savez, une charte du bien construire. Existent également toutes les opérations menées par la FAB qui sont des opérations assez exemplaires en matière de développement durable, et qu’en conséquence, il n’y a pas le décalage auquel vous faites allusion. 

Vous indiquez que nous ne portons pas de réponse au caractère inaccessible des logements, mais la réponse, c’est le logement social. Nous avons émis un certain nombre de volontés concernant un développement du logement social au travers… je n’ai pas compris cette polémique sur le fait que nous ne voulions plus construire en diffus, mais je ne sais pas d’où sort cette assertion. Je parle du logement social. 

Je rappelle que nous avons aujourd’hui des servitudes de mixité sociale et surtout, c’est ce qu’a expliqué Bernard Blanc, des secteurs de diversité sociale qui existent aujourd’hui sur la ville, et pour lesquels nous allons avoir plus d’ambitions dans le cadre de la modification du PLU pour augmenter précisément la part de logement social, c’est ce que nous avons précisé. 

Enfin, juste un dernier point, franchement, je pense que les attaques cachent mal la difficulté pour la municipalité sortante à assumer l’état des lieux en matière de politique du logement et surtout véritablement parce que là, il n’y a aucune justification, en matière de politique foncière. Bordeaux était la ville française qui, je pense, disposait du plus grand champ foncier disponible de part et d’autre du fleuve, vous le savez très bien, avec particulièrement les immenses surfaces sur la Rive Droite. Et ce patrimoine foncier a été dilapidé. Non seulement, nous n’avons pas cherché à consolider nos réserves foncières, mais en plus, nous avons dilapidé le bien foncier qui vraiment nous était offert comme un cadeau qui aurait été bien économisé sur de nombreuses années.


Marie-Claude Noël